PARTAGER
sponsors Premier League

Les chiffres de la Premier League à la loupe

Le championnat anglais de football version 2015/2016 restera peut-être dans l’histoire de la Premier League comme étant l’un des exercices les plus fous, une lutte sans merci qui mêle adeptes du fameux Big Four et outsiders ambitieux. Les dernières journées n’ont fait que confirmer cette tendance, avec un étonnant club de Leicester (1er ex-æquo à la trêve), ou encore un surprenant Crystal Palace (5ème), qui tiennent la dragée haute à Manchester City, Arsenal et consorts.

Tandis que le championnat hexagonal semble être plié depuis octobre, voire septembre, les Anglais se délectent d’un suspense sans précédent: chaque équipe semble être capable de dominer son adversaire, à domicile comme à l’extérieur, le rêve de Troyes et le cauchemar de Paris, qui offre pourtant les meilleurs salaires.

Pourquoi un tel écart de niveau avec la Ligue 1 ? Il existe de nombreuses pistes pour répondre à cette interrogation, même si la manne financière demeure l’argument number one. L’équation est pourtant simple: droits télé exorbitants + contrats de sponsoring affolants + propriétaires milliardaires/mégalos = un championnat plus fascinant que jamais. Retour sur ces chiffres qui donnent du sens au jeu, ou pas.

 Répartition des droits télé dans les cinq grands championnats européens

Répartition des droits télé dans les cinq grands championnats européens – Crédit photo: BIG – Libération Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les droits télé: la star de Premier League

C’est une chose que les adeptes de Football Manager connaissent parfaitement, les clubs anglais ne vivent pas vraiment sur la même planète-football que les autres clubs du monde, à l’exception peut-être des deux géants espagnols que sont Barcelone et Madrid. L’argent qui circule en Premier League affole les compteurs depuis un moment maintenant, des sommes colossales dont chaque club profite à son niveau, que ce soit le petit nouveau Bournemouth dont le budget global est évalué à 104 millions de Livres de budget ou le légendaire Manchester United qui vaut quelque deux milliards ! 

L’exemple de Bournemouth est d’ailleurs un “cas d’école” quand il s’agit d’analyser la puissance financière du championnat anglais. Car ce n’est pas la faible réputation du club (une réputation étroitement liée avec les contrats de sponsoring, à savoir que plus le club est “célèbre” plus le nombre de zéros augmentent sur les chéquiers des sponsors), ni même les 11.464 places du Dean Court qui peuvent justifier un tel budget. Le sponsor du club de Bournemouth est le même que celui de Crystal Palace, à savoir le groupe Mansion, propriétaire de nombreux sites comme casino.com. Il est vrai que les revenus provenant du sponsoring ont doublé en l’espace de cinq ans, mais la vraie source d’argent reste les droits télés. La Premier League est tellement riche qu’elle va même se permettre d’abandonner son sponsor historique Barclay pour les prochaines saisons, un signe qui ne trompe pas.

distribution des droits TV en Premier League

La distribution des droits TV en Premier League pour la période 2016-2019 – Crédit photo: totalSPORTEK

Le pourquoi du comment

Ainsi les droits télé de la Premier League ont été renégociés il y a peu, une renégociation qui dépasse presque l’entendement: les chaînes Sky et BT se partageront donc le gâteau jusqu’en 2019 avec une somme s’élevant à 5,136 milliards de Livres, soit un droit de retransmission par matche à plus de 10 millions, même pour un Bournemouth contre Watford. Cette somme a été multipliée par 5 sur les dix dernières années, par 27 par rapport aux droits télé versés sur la période 1992-1997 ! Bon, c’est bien joli tous ces chiffres mais comment ce délire économique se répercute-t-il sur les clubs ? Contrairement aux autres championnats, les clubs anglais reçoivent chacun une part équitable du gâteau, un gâteau divisé en deux grandes parts entre droits télé locaux et les droits télé à l’étranger.

La recette de la répartition est, elle aussi, très simple: 50% sont répartis de manière totalement équitable, Bournemouth ou Leicester reçoivent donc une pluie de millions équivalente à celle reçue par Chelsea par exemple; 25% sont distribués au mérite, par rapport à la position finale et les 25% restant selon le nombre de matches diffusés en direct en Grande-Bretagne. La formule est encore plus simple concernant les droits télé à l’étranger (environ 3 milliards sur la prochaine période allant de 2016 à 2019) puisque la somme est distribuée de manière parfaitement équitable. Chaque club recevra donc au minimum 97 millions de Livres tous les ans jusqu’en 2019, un “coup de pouce” plus que salutaire pour les petits de Premier League.

Crédit photo principale : Flickr – Ronnie Macdonald

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz