Adebayo Akinfenwa, la puissance au service du football

Alors là pour le coup, ce n’est franchement pas un gabarit réglementaire, l’homme aurait pu jouer au rugby ou au football américain, voire videur de boite de nuit si le sport n’était pas son truc. Mais non, Adebayo Akinfenwa a le football dans le sang, et peu lui importe ses (avantageuses) prédispositions physiques, l’attaquant de Wimbledon (D4 anglaise) aime le gazon; lui qui traîne ses kilos de muscles, chaque semaine, sur les pelouses des divisions inférieures anglaises bénéficie depuis l’an dernier d’une reconnaissance inattendue, grâce à un jeu bien connu des mordus de consoles, la franchise FIFA. En effet, cela fait maintenant deux ans qu’Adebayo y est consacré comme le joueur le plus fort du monde.

À FIFA 2013, je suis noté comme le joueur le plus fort du monde

Chant, gonflette et “Beast Mode”

Il est vrai que pour Adebayo Akinfenwa, la reconnaissance ne faisait vraiment pas partie des objectifs envisageables. Âgé de 33 ans, il a toujours évolué dans les divisions inférieures anglaises et commença sa carrière dans un obscur club lituanien où les insultes à caractère raciste le poussèrent à rentrer, d’abord au Pays de Galle puis dans le championnat anglais. Pas une grande carrière certes, mais l’homme en impose sur le papier comme sur le terrain : jugez vous-même, 1m80, plus de 100kg au compteur, celui qu’on surnomme “The Beast” (“la bête”) est capable de lever 180 kg en développé-couché.

Ce surnom gagné, le joueur s’en amuse et décide d’en faire un concept avec le “Beast Mode On”, marque déposée : “Le Beast Mode est avant tout un état d’esprit, c’est s’appliquer et repousser les limites imposées par les autres”.

Côté supporter, c’est du point de vue des rivaux qu’il faut s’attarder. Si Adebayo Akinfenwa est une “Bête” pour son propre camp, il est plus souvent moqué par les supporters de l’équipe adverse. Lui prend ça avec le sourire, conscient que son physique hors-norme est la principale attraction du match. Si les moqueries ont pu le déstabiliser et le mettre mal à l’aise par le passé, il préfère en rire aujourd’hui, avouant même une préférence pour un chant le comparant à un “Fat Eddie Murphy”, humour anglais.

Contenir la Bête

Au début de l’année, Adebayo a de nouveau fait parler de lui, c’était lors d’un match de FA Cup qui opposait le Wimbledon AFC à Liverpool, son équipe préférée. Celui qui a obtenu un statut culte via un jeu vidéo allait désormais s’illustrer sur le terrain, en inscrivant le but de l’égalisation, donnant à ce match cette magie propre aux rencontres de coupes nationales. David contre Goliath, sauf que cette fois, David est une Bête. Pas suffisant toutefois, puisque Liverpool gagnera la rencontre, mais l’important est ailleurs. Ce physique tant décrié et déprécié lui aura permis de se faire un nom dans le monde du foot, ou du moins dans la communauté des gamers.

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