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hommage, Jonah Lomu

Dans l’enceinte de l’Eden Park d’Auckland, le peuple néo-zélandais a rendu un dernier hommage à Jonah Lomu, la légende du rugby.

L’Eden Park, temple du rugby néo-zélandais a vibré à l’unisson pour Jonah Lomu. Le dernier hommage public du géant au cœur tendre a réuni la foule. Amis, anciens coéquipiers, proches, élèves du collège où il était étudiant… À Auckland, de la personne influente de l’ovalie au simple admirateur, tous étaient présents pour l’ancien ailier vedette décédé le 18 novembre dernier d’une crise cardiaque à l’âge de 40 ans.

À voir aussi : L’intense haka des élèves de l’ancienne école de Jonah Lomu

Alors que le cercueil, porté par d’anciens joueurs tels que Viridi, Kaino ou Jones, apparaît sur la pelouse, le “karanga” retentit. Mélopée lancinante, c’est une partie du “powhiri”, une cérémonie rituelle de bienvenue.

Ses anciens coéquipiers ont ensuite interprété un Ka mate mené entre autres par Tana Umaga, lui aussi star du rugby en Nouvelle-Zélande. Dans les tribunes, une soixantaine d’élèves du Wesley College d’Aukland se lancent dans un Kapa O Pango pour eux aussi saluer le défunt.

En pleurs, son épouse procède à un lâcher d’une quarantaine de colombes dans le ciel gris d’Aukland. L’homme affaibli par la maladie laisse derrière lui Dhyreille et son grand frère Brayley âgés de 5 et 6 ans tous deux portant un maillot avec le numéro 11 de leur père.

Entre traditions et souvenir, la peine est reine sur l’Eden Park.

L’Eden Park, “C’est la maison spirituelle du rugby et un endroit que Jonah aimait tant” explique John Hart son ancien entraîneur. “Jonah, tu étais un phénomène sur le terrain et un géant doux et bienveillant en-dehors” termine-t-il avant de passer le micro.

Difficile de résumer à un non-initié l’influence colossale de Lomu sur le monde du rugby. Le Premier ministre néo-zélandais John Key absent pour cause de COP21 adresse un message vidéo et rappelle le fair-play et la gentillesse de l’homme en prenant exemple sur une demi-finale perdue en 1999 contre le France.

“Malgré sa profonde déception, Jonah est resté sur le terrain jusqu’à ce qu’il ait serré la main de la totalité des joueurs français. La plupart du temps, c’était aussi le dernier joueur à rester signer des autographes pour ses jeunes fans. Jonah était ainsi”.

Jonah Lomu, l’extra-terrestre du rugby et l’homme simple au grand cœur termine son périple le lendemain de cette cérémonie lors de funérailles privées.

À l’image d’une planète endeuillée, Eric Rush, la voix nouée, exprime une pensée universelle dans le monde de l’ovalie : “tu vas nous manquer, le grand, repose en paix mon frère”.

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