Football

Euro 2016 : un groupe B plutôt ouvert

Romain Castagnet Par Romain Castagnet
4 min de lecture
Euro 2016 : un groupe B plutôt ouvert

Focus sur le groupe B de l’Euro 2016, celui de l’Angleterre, de la Russie, du Pays de Galle et de la Slovaquie.

Ce n’est peut-être pas le fameux groupe de la mort de l’Euro 2016, aux vues notamment des groupes de l’Espagne et de la Belgique, mais force est de constater que ce groupe B est beaucoup plus relevé qu’il n’en a l’air. Déjà car le « poids lourd » s’appelle Angleterre et par conséquent il joue plutôt dans la catégorie poids moyen depuis quelques décennies maintenant, tandis que les petits nouveaux (Pays de Galle et Slovaquie) auront à cœur de montrer que leur qualification est tout sauf le fruit du hasard. Ajoutons à cela l’équipe russe qui se relève peu à peu du fiasco Capello, et on obtient un groupe relativement homogène où chaque confrontation s’annonce dès maintenant comme un combat à mort. Petit tour d’horizon des prétendants à la victoire du groupe B.

À lire aussi :
– Euro 2016: Groupe A, les forces en présence
– Euro 2016: Groupe C, l’Allemagne vise le doublé
– Euro 2016: groupe D, l’Espagne en quête de rédemption
– Euro 2016: Groupe E, dommages collatéraux
– Euro 2016 : groupe F, le Portugal doit se méfier de l’Autriche !

L’Angleterre, enfin titrée ?

Les Anglais seront, comme souvent lors des compétitions internationales, favoris pour la victoire finale, même si la réputation d’Arlésienne que se traîne les Three Lions commence à faire douter les moins sceptiques. L’équipe d’Angleterre a composté rapidement et efficacement son ticket pour l’Euro, emmenée par une nouvelle garde des plus excitante: Raheem Sterling, Harry Kane et Ross Barkley en tête. L’homme clé se nommera une fois de plus Wayne Rooney, dont la forme déclinante depuis quelques saisons ne peut qu’inquiéter les plus fervents supporters, tandis que le dernier rempart, Joe Hart, a récemment sorti des prestations hallucinantes, de quoi stopper les moqueries incessantes sur le niveau du gardien de la sélection anglaise.

La Russie, un concurrent tenace

Depuis l’éviction de Fabio Capello, l’équipe russe n’a fait que monter en puissance lors de ses dernières sorties, gagnant ses quatre derniers matches de qualifications. La dernière victoire russe dans un tournoi européen remonte à l’Euro 1960, un autre époque, pendant laquelle l’URSS élevait le sport au rang de doctrine populaire. La sélection nationale russe peut désormais s’appuyer sur des jeunes joueurs de talents, notamment le milieu offensif du CSKA Moscou, Alan Dzagoev: le joueur n’est pas le plus connu en Europe, ayant fait le choix de rester jouer en Russie, un maître à penser qui dictera le jeu des Russes durant cet Euro 2016. Une chose est certaine, une campagne réussie en juin prochain devrait inévitablement attirer les plus grands clubs, l’occasion de se montrer pour la sensation Football Manager 2011.

Le Pays de Galle, décidé à faire tomber les frères ennemis

C’est l’une des équipes surprises de cet Euro 2016, enfin une demi surprise si l’on prend en compte l’effectif plutôt jouissif des Gallois: Gareth Bale sera bien sûr la condition sine qua non à leur réussite, mais le Galactique pourra s’appuyer sur des joueurs de talents et expérimentés, comme Aaron Ramsey, Ashley Williams, Joe Allen ou encore Neil Taylor. Sortis des qualifications en face des Belges et des Bosniens, le Pays de Galle se réjouit surtout de participer à sa première compétition internationale depuis la Coupe du Monde 1958. Gareth Bale sera bel et bien la locomotive du groupe, et peu importe finalement que Bernabeu traîne son nom dans la boue en raison de ses performances en dents de scie, le Gallois semble retrouver son envie et son mordant sous le maillot rouge, de bon augure pour juin prochain.

La Slovaquie dans le rôle de l’épouvantail

C’est certainement l’équipe la plus sous-estimée de ce groupe B, la Slovaquie ne fait pas forcément peur et pourtant il faudrait tout de même se méfier: auteurs d’une campagne qualificative de haut vol, les Slovaques ont réussi le tour de force de grignoter des points face à l’Espagne, avec une victoire chez eux à Zilina, et surtout ils sont allés chercher leur billet face aux Ukrainiens. Nous sommes bien placés en France pour comprendre la complexité de gratter des points en Ukraine. Et puis ce serait avoir la mémoire courte qu’oublier leur joli parcours durant la Coupe du Monde 2010, et cette victoire référence face aux Italiens qui donnait à la Slovaquie un accès aux 8ème de finale. Tandis que Marek Hamsik relève timidement la tête du côté de Naples, la Slovaquie pourrait bien en surprendre plus d’un.

À lire aussi : Les maillots des 24 équipes qui joueront l’Euro 2016

Crédit photo principale : Flickr – Ben Sutherland

Sujets
Romain Castagnet

Compétitions, performances et culture sportive

Romain Castagnet

Romain Castagnet a commencé par tenir les résultats du club de football de son village dans le bulletin municipal, puis a couvert le sport amateur pour un quotidien régional pendant une dizaine d'années. Sur 360sport, il suit le football, du championnat de France aux compétitions européennes, et garde un œil sur le tennis et le basket. Il tient à distinguer un score d'une tendance et revient volontiers sur un match trois jours plus tard, une fois l'émotion retombée. Il joue encore en vétérans le dimanche matin, en défense centrale.