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Finale du TOP 14 - Castres vs Toulon (19-14) - Stade de France - 1er juin 2013. Source : Wikimedia Commons

Comme nous le pressentions la semaine dernière, c’est l’expérience des phases finales et des grands rendez-vous qui a parlé. En effet, le Castres Olympique a remporté le samedi 2 juin 2018 au soir le Top 14. Montpellier devra attendre avant de décrocher son titre… Le CO glane un nouveau bouclier de Brennus après cinq ans de privation. C’est le cinquième de son histoire, ce qui confirme la place toute particulière du Sud-Ouest – y compris dans ses confins – dans le paysage de l’ovalie française.

Des Castrais en pleine forme

Tombeurs du Stade Toulousain puis du Racing 92, les Castrais ont confirmé leur excellente dynamique. Ils n’ont fait qu’une bouchée de Montpellier, pourtant leader incontesté de la phase de poule. Mais les phases finales appartiennent à un autre monde, et l’erreur n’y est pas permise. En fin de compte, le Castres Olympique s’est imposé 29 à 13 samedi soir au Stade France. Une rencontre qui n’a pas ménagé un grand suspense et qui s’est – presque – déroulée à sens unique.

Cette finale 2018 aura été marquée par différents échecs de Pienaar, le buteur montpelliérain. En effet, il a manqué l’ouverture du score sur une pénalité dès la 4e minute. Psychologiquement, ces éléments comptent beaucoup pour le moral et la confiance d’une équipe. À l’inverse, le Castrais Urdapilleta a fait preuve de réalisme, débloquant l’écran d’affichage à la 8e minute, pourtant à quarante mètres des poteaux en biais. Du côté des Héraultais, c’est même Steyn qui se propose judicieusement pour une pénalité lointaine avant le quart d’heure de jeu, ce qui permet l’égalisation. Deux autres pénalités transformées par les Castrais suivent avant la fin du premier « quart-temps ». Le ton est donné, d’autant plus que Steyn manque son second coup de pied peu avant la demi-heure de jeu, Pienaar étant complètement à côté de ses pompes et préférant ne pas botter.

Une finale rapidement pliée ?

Grâce au réalisme et aux échecs des buteurs, le score est de 6-12 en faveur de Castres à la 35e minute. Il faut attendre la veille de la mi-temps pour voir les Tarnais faire le break. Un essai de Dumora (passe décisive de Combezou), transformé par un Urdapilleta en grande forme, porte le score à 6-19 au coup de sifflet de l’arbitre. On sent que Montpellier aura du mal à inverser la tendance, à moins d’un renversement bien improbable. La fébrilité est d’un seul côté, tandis que l’assurance est de l’autre.

Un léger rebondissement est apparu avec un temps fort montpelliérain, débouchant sur un essai de pénalité à l’issue d’un carton jaune contre le Tarnais Jacquet et d’une mêlée sous les poteaux. La transformation est facile et les Héraultais réduisent le score à 13-19 à la 55e minute. Le suspense revient dans la partie avec un drop manqué par Urdapilleta trois minutes plus tard : les supporteurs du 34 peuvent exprimer tous leurs espoirs. Mais le buteur du CO se rattrape avec une pénalité facile à l’heure de jeu : 13 à 22. Tout l’inverse de Pienaar qui loupe la sienne à la 67e minute : 9 points auront été bêtement perdus par son équipe. C’est énorme, et ça fait mal au bout du compte.

Cerise sur le gâteau cinq minutes avant la fin de la finale : essai en contre de Castres, avec Mafi qui porte le score à 13-27. Urdapilleta y ajoute deux points : tout semble plié désormais, et c’est bel et bien le cas. Le compteur reste bloqué sur ce chiffre jusqu’au coup de sifflet final. Les Castrais ont de quoi être fiers de ce beau titre ! De notre côté, nous vous disons à la saison prochaine.

Source :

L'Équipe