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Source : Pixabay. La finale du Top 14 s'annonce palpitante

Demain, samedi 2 juin 2018, se jouera à Paris la finale du Top 14. Celle-ci opposera Montpellier et Castres, respectivement vainqueurs de Lyon et du Racing 92. Le club de l’Hérault part favori, après une saison passée en tête de la poule. Mais le Castres Olympique est également propulsé par une excellente dynamique… Cette actualité nous donne l’occasion de revenir sur l’historique du Top 14 et sur ses précédents vainqueurs.

Les habitués du bouclier de Brennus

Rappelez-vous : le Top 14 est encore jeune, puisqu’il a succédé au Top 16 en 2005 seulement. C’est donc un championnat relativement récent, ayant à peine dépassé une décennie d’existence. Mais il reste le digne hériter de la première division en tant que telle, laquelle existe depuis belle lurette.

D’ailleurs, les premières années du Top 14 ressemblent aux dernières du Top 16, avec la domination de trois grands clubs : le Stade Toulousain, le Biarritz Olympique et le Stade Français. Avec l’ASM, ou Clermont, en outsider. De fait, depuis 2005, Toulouse a remporté trois fois le Top 14, une dynamique brisée depuis 2012 et l’absence de la ville rose en finale. Voici une brève histoire du Stade Toulousain :

Biarritz a inauguré fort le nouveau Top 14 en remportant les deux éditions de transition depuis le Top 16 (2005 et 2006). Le Stade Français a remporté deux boucliers de Brennus dans la période, en 2007 et 2015. L’équipe parisienne avait la chance de toujours jouer la finale à domicile, par force. Pareillement, Clermont en comptabilise deux (2010 et 2017) en plus de son mémorable enchaînement de finales perdues et maudites : 2007, 2008 et 2009, puis 2015. L’ASM est clairement la grande puissance montante du Top 14 balbutiant, et il est malheureux de l’avoir trouvée si mal en point en cette saison 2017-2018 tout en étant la tenante du titre !

Les outsiders qui deviennent des grands

On se souvient aussi de l’USAP, qui remportait le Top 14 en 2009 avant de perdre la finale de 2010 et parvenait jusqu’aux dernières phases de la coupe d’Europe de rugby…  Il est donc réconfortant de voir Perpignan remonter en première division pour la saison 2018-2019. Cela illustre d’ailleurs le très haut niveau des championnats français et la difficulté pour nos clubs de rester au sommet durablement. Des équipes historiques, le Stade Toulousain est peut-être encore la seule à être considérée comme une « grande », quoique ne gagnant plus aucun titre et traversant ponctuellement des périodes creuses (plus aucune finale du Top 14 depuis 2012).

Ces derniers temps de Top 14 ont mis en lumière Castres. Un club jadis réputé petit, dont le centre de formation était il y a une quinzaine d’années largement ouvert aux jeunes gens du Sud-Ouest en général, se voulant beaucoup plus accessible que les autres. Et il faut croire que cette politique a payé, en plus d’excellents recrutements et d’un bon encadrement. Résultat des courses : un bouclier en 2013 et une finale perdue en 2014, avant de disputer celle de cette année.

Il faut encore citer Toulon, quoique ce club ait été parfois galvaudé par son brusque apport de finances, un côté artificiel et la présence de nombreux joueurs étrangers en attente d’une grasse retraite. Mais il faut quand même être bon au rugby pour remporter le Top 14 en 2014, outre quatre finales malheureuses en 2012, 2013, 2016 et 2017. De quoi susciter des rancœurs, comme ici :

Le Racing Metro, devenu 92, a confirmé sa résurrection en remportant le championnat de 2016, en attendant de réitérer un tel exploit dans les années à venir. De son côté, Montpellier côtoie depuis longtemps les grands, mais sans tirer son épingle du jeu. Après une finale perdue en 2011, ce sera la seule finale en Top 14 pour le club de l’Hérault, lequel aura d’autant plus envie de l’emporter… en dépit de la plus grande expérience des Castrais en la matière. C’est un beau match qui s’annonce !

Source :

LNR