Source : Pixabay. Des stades vides lors de la CAN 2019.

Lors de la Coupe d’Afrique des Nations en cours en Égypte, l’image visuelle de stades presque vies est un récit puissant. Mais le sport africain ne mérite pas cela. Le syndrome des sièges vides suggère que les supports de football votent avec leurs pieds, ou mieux encore avec leurs derrières.

Les fans choisissent de ne pas regarder les matchs de football en direct et optent plutôt pour un nombre croissant d’abonnés intimes devant leurs écrans de télévision. Avant la défaite 0-1 de l’Égypte contre l’Afrique du Sud en huitième de finale, le pays hôte était la seule équipe capable d’attirer 70 000 spectateurs. Mais pour les autres matchs, c’est entre 5 000 et 7 000 spectateurs en moyenne.

Le travail des chaînes de télévision

Les équipes de télédiffusion officielles ont fait un travail créatif en minimisant les lacunes visuelles des sièges vides. Mais les angles de caméra larges révèlent l’évidence… Il y a vraiment un manque d’assiduité et d’enthousiasme du public, malgré la présence de certains des plus grands noms du football mondial sur le terrain.

Voici une vidéo montrant ce phénomène :

Dans les ligues européennes de football, où de nombreuses stars égyptiennes exercent leur métier, les fans paient d’importante somme d’argent pour voir Sadio Mané, Ahmed Musa ou encore Ryahd Mahrez.

Un souci au niveau du coût des billets d’avion

Le manque de participation en Égypte en dit long sur le coût élevé des billets d’avion, le timing des matchs en plein milieu des journées de travail, les difficultés rencontrées par les supporters des équipes nationales pour obtenir des visas d’entrée dans le pays, et les défis du système compliqué d’achat de billets en ligne.

Il ne devrait pas l’être. Après tout, c’est l’événement le plus important du calendrier sportif africain. Le résultat final est que, lorsque 30 000 à 70 000 spectateurs regardaient chaque semaine les ligues de football nationales très compétitives à travers l’Afrique, le syndrome du siège vide était la norme depuis près de deux décennies.