Le prétendu champion de France, l’Olympique de Marseille, s’est effondré dans une déroute difficile à digérer, sur la pelouse de l’Atalanta Bergame en demi-finale de la Ligue Europa. Cette débâcle alarmante souligne l’écart grandissant entre les clubs français et leurs homologues du « Big Four » européen.
OM: Le déclin du football français
L’OM, un club autrefois fier et couronné de succès, a montré une image terne jeudi soir, échouant à atteindre la finale de la Ligue Europa. Malheureusement, le scénario était défini dès les premières minutes du match. Malgré un repos plus long que leurs adversaires et la présence de joueurs expérimentés tels que Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia, l’OM a passé une soirée à oublier au stadio Atleti Azzurri d’Italia. Ils ont été surclassés, à la fois techniquement et par l’engagement, par une équipe lombarde qui n’avait jamais atteint la finale d’une compétition européenne auparavant. Ce constat interroge une fois de plus sur les problèmes profonds auxquels est confronté le football français.
L’inconsistance du parcours de l’OM
Le match aller, dans lequel l’OM s’est montré compétitif, en particulier lors de la seconde mi-temps, n’était rien de plus qu’un mirage. D’une manière révélatrice, la performance des joueurs s’est effondrée loin de la ferveur du Vélodrome. Les statistiques amères témoignent d’une réalité difficile à avaler : l’OM est l’équipe avec les pires résultats à l’extérieur de la Ligue 1 – à égalité avec les habituels bas de tableau, Clermont.
Lorsqu’on compare les parcours de l’Atalanta et de l’OM au cours des dix dernières années, le contraste est frappant. Pendant que Gian Piero Gasperini posait les fondations solides de l’Atalanta en 2016, Franck Passi tentait désespérément de s’imposer à l’OM, avec un succès mitigé. Alors que Gaspierini est resté à la tête de l’Atalanta pendant les huit dernières années, l’OM a connu un cycle inquiétant de neuf entraîneurs en huit ans.
L’écart grandissant avec l’Europe
La défaite contre l’Atalanta n’est qu’un symptôme d’un problème plus large pour le football français. L’équipe de France a beau être championne du monde en titre, et les clubs français, Paris, Lille, Rennes et Lyon, produire bon nombre de talents de classe mondiale, la Ligue 1 en elle-même est sur une pente déclinante depuis longtemps.
Même le PSG, financé par le Qatar et autrefois fer de lance du football français, a du mal à suivre le rythme des grands clubs d’Europe. Il n’est pas parvenu à vaincre l’Atalanta et Dortmund en Ligue des Champions, malgré un effectif alléchant. En fin de compte, peut-être que l’entraîneur de l’OM, Jean-Louis Gasset, résume le mieux la situation actuelle du football français : « Au Vélodrome, nous sommes des tigres. À l’extérieur, nous sommes des chats. »
L’heure de l’introspection pour le football français
La déroute de l’OM contre l’Atalanta met en lumière les défis auxquels est confronté le football français. Il est grand temps de poser la question difficile : est-ce que les performances récentes des clubs français en compétitions européennes sont le résultat d’un manque de professionnalisme, d’un leadership incohérent ou d’un manque de ressources et d’investissement ?

