À 37 ans, Renaud Lavillenie, champion olympique de 2012, tentait un retour attendu lors du meeting de Clermont-Ferrand, après une absence de dix mois due à une opération.
Un retour espéré mais décevant
Après une longue absence de dix mois liée à une opération délicate aux ischio-jambiers en septembre dernier, Renaud Lavillenie faisait son grand retour à la compétition ce mercredi 22 mai lors du meeting de Clermont-Ferrand. Le perchiste français, en quête des minima olympiques nécessaires pour participer aux Jeux olympiques de Paris 2024, nourrissait de grands espoirs pour cette première compétition. Pourtant, la réalité a été bien différente de ses attentes.
Ancien recordman du monde avec un saut à 6,16 mètres en 2014, Lavillenie n’a pas réussi à franchir une seule barre lors de cet événement. Son objectif initial était de réussir à 5,35 mètres, mais il a échoué à trois reprises, laissant éclater sa frustration. Lors de ses deux premiers essais, il a retombé sur la barre et n’a pas pleinement engagé son saut lors du troisième. « Il y a beaucoup de frustration », a-t-il admis, ajoutant que personne n’aime faire une première ratée. La déception de ne pas avoir atteint ses attentes était palpable.
Le positif dans l’échec
Malgré ce résultat décevant, Renaud Lavillenie a tenu à souligner certains aspects positifs de sa performance. L’athlète, double médaillé olympique et quintuple médaillé mondial, a déclaré que l’échauffement qu’il avait réalisé était digne d’un concours à 5,80 mètres. « Ça fait tout juste deux mois que j’ai repris la perche, avec deux, trois semaines à peine avec de l’intensité », a-t-il confié. Selon lui, le résultat de la compétition ne reflétait pas son véritable potentiel.
Le calendrier serré joue également contre lui : il doit prendre quelques raccourcis pour tenter de se qualifier aux Jeux de Paris 2024. Malgré tout, Lavillenie reste optimiste quant à ses capacités et espère pouvoir franchir les 5,82 mètres requises pour réaliser les minima olympiques d’ici le 30 juin.
Prendre le temps de retrouver la forme
Avoir été champion olympique à Londres en 2012 place Lavillenie parmi les grands noms de l’athlétisme. Pour atteindre à nouveau les sommets, il sait qu’il doit être patient. Les épreuves du passé et la récupération après une opération délicate sont des obstacles à surmonter pour revenir à son meilleur niveau.
En discutant avec L’Equipe, Lavillenie a évoqué un moment décisif lors du stage aux États-Unis début avril, où il a ressenti un déclic. « L’hiver dernier, je me donnais tous les moyens pour réussir, mais, au fond de moi, je n’en avais pas la certitude » a-t-il expliqué.
Son entraîneur, Philippe d’Encausse, partage cet optimisme et croit fermement à un retour en forme de son protégé. « Je pense qu’il va franchir 5,82 mètres cette saison », a-t-il affirmé avec conviction.
Le défi des minima olympiques
La pression est désormais sur les épaules de Renaud Lavillenie. Il a jusqu’au 30 juin pour franchir la barre des 5,82 mètres, condition sine qua non pour participer aux Jeux olympiques de Paris 2024. Pour cet athlète aguerri, habitué aux succès mais aussi aux défis, l’enjeu est de taille.
Depuis juillet 2022, il n’a pas réussi à atteindre cette hauteur, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à son défi personnel. Néanmoins, sa préparation et les premiers signes encourageants lors des échauffements laissent présager qu’il pourrait encore inverser la tendance.
Perspectives et objectifs futurs
Renaud Lavillenie reste une figure emblématique de l’athlétisme français. Sa combativité et sa détermination sont indéniables, et les mois à venir seront révélateurs quant à ses chances de participer aux Jeux olympiques de 2024.
Le soutien de son entourage, l’efficacité de son entraînement et sa résilience seront des facteurs déterminants pour dépasser cette période difficile. Néanmoins, la question qui demeure est de savoir si ce champion emblématique pourra surmonter ces obstacles et décrocher sa place pour Paris 2024. Quelle sera la prochaine étape pour Renaud Lavillenie ?

