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Source : Schweiz, Pixabay. Larry Nassar, un ancien médecin de l'équipe olympique américaine de gymnastique, accusé de viol et de pédophilie.

Le médecin de l’équipe olympique américaine de gymnastique, Larry Nassar, a été condamné à 40 à 175 ans d’emprisonnement après le témoignage de près de 160 de ses victimes. Le juge a estimé que les tentatives d’excuses de Nassar n’étaient pas sincères, affirmant qu’il resterait en prison le reste de sa vie. Nassar a plaidé coupable pour 10 chefs d’accusation d’agression sexuelle contre des jeunes filles, y compris les athlètes américains.

Ci-dessous les détails de cette affaire :

L’homme de 54 ans avait déjà été condamné à 60 ans pour possession de film pornographique juvénile. La juge Rosemarie Aquilina a déclaré à Nassar que c’était un honneur pour elle de condamner le médecin. il ne mérite plus de sortir d’une prison, a-t-elle affirmé.

Un médecin pédophile

Après sept jours de témoignages émouvants des victimes de Nassar, il a eu l’occasion de s’adresser au tribunal. Il a déclaré que ce qu’il ressent est dérisoire comparé à la douleur, au traumatisme et à la destruction émotionnelle que les victimes ont ressenti. Il n’y a pas de mots pour décrire la gravité des choses qu’il a fait, a ajouté Nassar.

Ci-dessous une vidéo montrant les victimes de Nassar :

Pour la juge en charge de cette affaire, l’acte pédophile du médecin est impardonnable. Elle a indiqué qu’il mérite une sanction exemplaire.

Une affaire assez étonnante

Tout au long de l’audience de sept jours, les témoignages ont été étonnamment similaires. L’ancien médecin de l’équipe de gymnastique des États-Unis appelait les femmes pour un traitement, mais au lieu de les soigner, il les a violées. Certaines étaient si jeunes, qu’elles n’ont réalisé que des années plus tard qu’elles avaient été abusés sexuellement.

Alors que Larry Nassar était assis dans la combinaison jaune et noir, à quelques mètres des victimes, ces dernières les ont regardé dans les yeux tout en lui rappelant ce qu’il leurs avait faites. Pour les victimes d’abus sexuels, il est difficile de revivre l’expérience, et encore moins de le faire devant leur agresseur.

Source :

BBC