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Le match Écosse-France du tournoi des Six Nations 2010. Crédits photo : Ben.83, 7 février 2010, Wikimedia Commons

Le XV de France est très décevant et dispute un mauvais tournoi des Six Nations. Dimanche dernier, les Bleus ont été défaits 32-26 en Écosse. Pourtant, cette défaite n’a pas empêché certains joueurs de faire la fête à Édimbourg le soir même… Et leur comportement en a choqué plus d’un.

À la recherche des faits

L’Écosse est considérée comme étant, avec l’Italie, l’équipe la plus faible du tournoi des Six Nations. On s’attendait donc – enfin – à une victoire française. Certes les tricolores jouaient à l’extérieur, mais ils ont déçu en perdant 32-26. Voici les moments forts de la rencontre :

Après cette déconvenue, plusieurs rugbymen français sont sortis à Édimbourg dans la nuit du 11 au 12 février. Ils se sont rendus dans une boîte de nuit. Si les choses s’étaient arrêtées là, on serait resté à la limite de l’acceptable. Mais l’avion devant rapatrier les Bleus vers la France le lundi 12 a été bloqué par les autorités écossaises. La police locale a interpellé six joueurs afin de les interroger.

Il s’agit de Jonathan Danty, d’Anthony Belleau, de Louis Picamoles, de Yacouba Camara, de Rémi Lamerat et de Félix Lambey. Leur audition s’est tenue le jour même. Le quotidien L’Équipe parle d’une plainte concernant une agression sexuelle, vraisemblablement retirée depuis. Les rugbymen cités auraient été interrogés en tant que témoins potentiels. Ce journal évoque aussi une possible confusion de la police écossaise entre Camara et Macalou.

Parallèlement, des médias français ont parlé d’une bagarre entre différents joueurs au cours de cette même soirée. Ces considérations ont été tenues en s’appuyant sur les visages tuméfiés de Geoffrey Palis et Arthur Iturria. Ce premier a alors expliqué être tombé dans sa chambre à l’hôtel. Le dernier a dit s’être cogné contre une lampe…

Des sanctions ont été prises

La FFR (Fédération française de rugby) a lancé dès le 14 février une « enquête interne » sous la houlette du secrétaire général Christian Dullin. Pourtant, Bernard Laporte avait d’abord parlé de faits « pas méchants », avant de faire marche arrière. Cette nouvelle affaire ne fait pas du bien à une fédération déjà entachée par des suspicions de conflits d’intérêts. En outre, d’après L’Équipe, la sortie en boîte n’aurait pas été autorisée par un entraîneur… mais par un dirigeant de la FFR. En plein tournoi international, ce n’est pas très indiqué, surtout après une défaite. Un reportage retrace les principaux faits incriminés :

Par prudence, Jacques Brunel a décidé d’exclure plusieurs joueurs en vue du match France-Italie. Ce sont tous les joueurs interrogés par la police, à l’exception de Camara. Thomas, Iturria et Macalou ne seront pas non plus de la partie – on sait qu’ils faisaient partie des fêtards. La disparition de Lapandry serait quant à elle fortuite. Le comité fédéral donne un motif d’ordre général : « Par ce comportement inapproprié, ils n’ont pas respecté leur statut de joueur international et les devoirs qui en découlent ».

Le 16 février, le Racing 92 a annoncé supprimer la prime d’éthique du mois de février à l’ailier Teddy Thomas, l’un des joueurs sortis en boîte. Cette décision a été prise par Jacky Lorenzetti. Le but du club parisien est aussi d’éviter que le joueur ne récidive après des matches nationaux. Le staff de Clermont-Ferrand a préféré ne pas aligné Lamerat et Iturria pour un affrontement contre Lyon. Il en sera de même pour Belleau dans la rencontre devant opposer le Stade français à Toulon.

Il ne reste plus qu’à attendre les conclusions de l’enquête fédérale ou de nouvelles indiscrétions !