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Paris 2024 : les restaurateurs et hôteliers face à des défis inattendus pour les Jeux olympiques

Kader Mansouri Par Kader Mansouri
2 min de lecture
Paris 2024 : les restaurateurs et hôteliers face à des défis inattendus pour les Jeux olympiques

Certains anticipent une fréquentation bien moins élevée que prévu.

Des espoirs déçus pour l’hôtellerie-restauration

Ce devait être l’un des secteurs qui tirerait le plus profit des Jeux olympiques et paralympiques. À moins d’un mois de la cérémonie d’ouverture, certains acteurs parisiens de l’hôtellerie-restauration ne sont plus si sûrs que l’événement sera une aubaine pour leur activité. La vigilance accrue quant à la problématique sécuritaire a imposé plusieurs freins au cours des derniers mois.

Impact du coronavirus sur la consommation de sport

Les établissements situés à proximité des sites de compétition seront sans doute les plus touchés. La préfecture de police de Paris a mis en place des restrictions de circulation dans ces zones. Huit jours avant la cérémonie d’ouverture, un QR code sera requis pour y pénétrer, un obstacle potentiel pour certains restaurateurs.

Des contraintes de livraison et des espoirs financiers

Jack Klein, gérant d’un restaurant près du Champ de Mars, a dû réorganiser les livraisons de produits avec ses grossistes. Les livraisons se feront désormais entre 2 et 5 heures du matin, au lieu des horaires habituels. Il craint également la concurrence des buvettes temporaires.

Où est l’innovation dans l’e-sport ?

Les quartiers d’affaires redoutent les incitations au télétravail destinées à désengorger les transports en commun. Frank Delvau, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Paris Île-de-France, s’inquiète du manque de clientèle avant le début des Jeux.

Résumé
Restrictions de circulation
Réorganisation des livraisons
Taux de réservation décevants
Concurrence des locations touristiques
Contrôles renforcés

Des taux de réservation en deçà des attentes

L’hôtellerie n’est pas en reste face à l’approche de l’événement. Selon l’Umih Paris Île-de-France, le taux de réservation moyen des établissements franciliens devrait tout juste dépasser les 70%. Pour certains hôtels, comme celui de Suzan Akyol à Montmartre, le taux est actuellement à 40%.

Les films de sport qu’il faut absolument voir

Plusieurs facteurs expliquent ces résultats décevants. La majorité des détenteurs de billets pour les épreuves olympiques sont des Français ou des Franciliens, qui n’ont pas besoin de logement. De plus, les tarifs hôteliers exorbitants ont dissuadé de nombreux clients potentiels.

  • Restrictions de circulation imposées par la préfecture
  • Réorganisation des livraisons de produits
  • Incitations au télétravail dans les quartiers d’affaires
  • Tarifs hôteliers élevés
  • Concurrence des locations touristiques

La Répression des fraudes a renforcé ses contrôles pour éviter les mauvaises pratiques et prévoit d’en réaliser 10.000 d’ici l’événement. Cela inclut des vérifications sur l’affichage des prix et les étoiles des établissements.

Malgré ces incertitudes, certains professionnels espèrent un effet bénéfique à long terme. Le président de l’Umih Paris Île-de-France rappelle que « Paris va être le centre du monde » et que cela pourrait attirer des touristes après les Jeux. À quoi ressemblera l’avenir de l’hôtellerie-restauration post-JO?

Kader Mansouri

Compétitions, performances et culture sportive

Kader Mansouri

Kader Mansouri a grandi à Toulouse entre un terrain de rugby et un gymnase de handball, et a longtemps été éducateur sportif dans une association de quartier. Il écrit pour 360sport sur le rugby, le handball, l'athlétisme et le football, avec une attention particulière aux clubs formateurs et aux sportifs qui mènent leur carrière en parallèle d'un emploi. Il préfère raconter une saison entière plutôt qu'un résultat isolé. Il court le 10 km de sa ville chaque automne avec ses anciens licenciés.