Lombardie : Seixas bat le record d’âge et écrase la course en montée
Le coureur de Decathlon-CMA CGM a devancé Enric Mas pour son premier Monument, pendant que Verstappen régnait à Singapour et que le PSG dominait Le Mans.
En bref
- Paul Seixas a gagné le Tour de Lombardie samedi, son premier Monument.
- Max Verstappen a tout raflé à Singapour lors de son 250e Grand Prix.
- Le PSG a battu Le Mans 3-1 et revient à trois points de Monaco.
- La France quitte les Mondiaux de judo de Bakou sans titre individuel, une première depuis 2003.
Paul Seixas a gagné le Tour de Lombardie le samedi du week-end des 10 et 11 octobre, et il l’a fait en écrasant la course là où elle se décide. Le jeune Français de l’équipe Decathlon-CMA CGM a fait la différence dans la principale difficulté du parcours, sans que personne ne puisse le suivre jusqu’à l’arrivée.
Comment Seixas a fait plier la Lombardie
Le scénario tient en une ascension. C’est dans le passage le plus exigeant de l’épreuve que le coureur tricolore a creusé l’écart, puis il a conservé son avance jusqu’au bout. Derrière lui, l’Espagnol Enric Mas a pris la deuxième place, mais à bonne distance.
Le résultat pèse lourd pour deux raisons. D’abord, la course italienne compte parmi les grands rendez-vous du calendrier cycliste et fait partie des cinq Monuments, ces classiques les plus prestigieuses du peloton. Seixas y décroche donc le premier de sa carrière. Ensuite, aucun coureur n’avait jamais remporté la Lombardie aussi jeune : le Français efface ainsi tous ses prédécesseurs du livre des records de l’épreuve.
Pour franceinfo, il s’agit de la plus belle victoire de sa carrière, celle qui marque son avènement au plus haut niveau.

Quinze jours après les crampes des Mondiaux
Le contraste avec la fin septembre est frappant. Deux semaines avant la Lombardie, Seixas avait vécu une vraie désillusion aux championnats du monde, où des crampes l’avaient freiné. Le coureur arrivait donc en Italie avec ce souvenir encore frais.
Il serait tentant de relier les deux épisodes, mais rien ne permet d’affirmer que la frustration du Mondial a nourri le succès lombard, ni d’expliquer l’origine de ces crampes. Les faits se limitent à une chronologie : un rendez-vous manqué, puis, deux semaines plus tard, une classique majeure remportée avec une large marge.
Ce qu’il faut retenir des autres terrains
Le cyclisme n’a pas été le seul fil rouge de ces deux jours. En Formule 1, en Ligue 1 et sur les tatamis, les résultats ont aussi dessiné des suites concrètes pour les semaines à venir.
| Discipline | Ce qui s’est passé | La suite |
|---|---|---|
| Formule 1, Singapour | Max Verstappen signe sa première pole sur ce tracé, gagne le sprint samedi puis le Grand Prix dimanche, pour son 250e départ en Grand Prix | Kimi Antonelli, à plus de 100 points de George Russell, pourrait être titré à Austin le 25 octobre |
| Football, Ligue 1 | Le PSG bat Le Mans 3-1 et revient à trois points du leader, Monaco | Paris reçoit Manchester City mercredi en Ligue des champions |
| Judo, Mondiaux de Bakou | Romane Dicko s’incline en finale des +78 kg face à Lee Hyeonji | La France termine sans titre individuel, du jamais-vu depuis 2003 |
À Singapour, la performance de Verstappen est d’autant plus notable qu’il réalise le triplé pole, sprint et course sur un même week-end. Le championnat, lui, reste largement entre les mains d’Antonelli, dont l’avance sur son poursuivant direct lui ouvre la porte d’un sacre dès la prochaine manche texane.
Côté judo, la finale perdue par Romane Dicko a scellé un bilan historique dans le mauvais sens pour l’équipe de France, privée de couronne mondiale individuelle pour la première fois en plus de vingt ans.
Photo : Julita pasja1000 / Pexels
