Montella n’est plus sélectionneur de la Turquie après un zéro pointé en Ligue des nations
La fédération turque l’a annoncé sur X. Nommé en 2023 après Kuntz, l’Italien laisse une équipe qui doit encore affronter la Belgique et la France.
La Fédération turque de football a mis fin vendredi 9 octobre 2026 aux fonctions de Vincenzo Montella, entraîneur italien de la sélection, au terme de plusieurs revers dans la Ligue des nations.
En bref
- Selon RMC Sport, la TFF a fait connaître sa décision dans un communiqué diffusé sur X, en annonçant qu’elle ne continuerait pas avec son entraîneur principal.
- À la Coupe du monde disputée aux États-Unis cet été, la Turquie n’a remporté qu’un match sur trois et a fini dernière de son groupe.
- Pour d’autres dossiers collectifs, la rubrique sports d’équipe propose d’autres articles.
Un communiqué publié sur X
Selon RMC Sport, la TFF a fait connaître sa décision dans un communiqué diffusé sur X, en annonçant qu’elle ne continuerait pas avec son entraîneur principal. Le Figaro ajoute que le public et les médias turcs manifestaient un désamour croissant à l’égard du technicien.
Le limogeage vient sanctionner cette série de revers, alors que la sélection n’a toujours pas pris le moindre point dans sa poule de Ligue des nations. Aucun nom de successeur n’a été avancé par la fédération dans son communiqué, et ni RMC Sport ni Le Figaro n’évoquent à ce stade de piste pour le remplacer.
Montella avait pris la sélection en septembre 2023, au lendemain du licenciement de l’Allemand Stefan Kuntz. Ancien attaquant international italien, il était arrivé après avoir déjà dirigé la Fiorentina, la Sampdoria Gênes, l’AC Milan et Séville, des expériences décrites comme mitigées. Il avait ensuite dirigé Adana Demirspor pendant deux saisons, de 2021 à 2023, et conduit ce club turc à la 4e place de la Süper Lig.
Le bilan de Montella à la tête de la Turquie
Sous ses ordres, l’équipe nationale est montée au plus haut échelon de la Ligue des nations, le niveau A, où elle côtoie les grandes nations européennes. En 2024, elle a signé l’un des meilleurs parcours de son histoire à l’Euro : première de son groupe, elle a été stoppée en quarts de finale par les Pays-Bas, 2-1.

La trajectoire s’est ensuite dégradée. À la Coupe du monde disputée aux États-Unis cet été, la Turquie n’a remporté qu’un match sur trois et a fini dernière de son groupe.
| Étape | Résultat |
|---|---|
| Ligue des nations | Accession au niveau A |
| Euro 2024 | Quart de finale, défaite 2-1 contre les Pays-Bas |
| Coupe du monde | Une victoire, dernière place du groupe |
| Adana Demirspor, 2021-2023 | 4e place de la Süper Lig |
Zéro point en Ligue des nations
Dans cette compétition, la Turquie a enchaîné les défaites ces dernières semaines face à la France, à la Belgique, puis à l’Italie, rencontrée deux fois. Deux de ces matchs se jouaient à domicile, et le compteur reste à zéro. Les équipes turques ont parfois donné l’impression de ne pas réagir et de manquer de liant.
La seconde défaite contre l’Italie, 3-1, a été vécue comme une humiliation. Après ce match, Montella avait affirmé que son groupe s’était battu d’un seul bloc et que cette unité allait se prolonger du mieux possible. Ses explications sur ce qu’il faut franchir pour exister au niveau A n’ont pas suffi.
Belgique puis France au calendrier
Le programme n’est pas terminé : la Turquie doit recevoir la Belgique, avant un déplacement chez la France. Ces deux rencontres opposeront donc une sélection privée de son sélectionneur à deux équipes qui l’ont déjà battue dans cette même campagne.
Certains observateurs jugent que le groupe actuel, mené notamment par Hakan Çalhanoglu à l’Inter Milan, Arda Güler au Real Madrid et Kenan Yildiz à la Juventus, compte parmi les plus prometteurs depuis la génération des années 2000. Pour d’autres dossiers collectifs, la rubrique sports d’équipe propose d’autres articles.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Myrat. Licence : CC BY-SA 3.0.
