Rallye

Elfyn Evans champion du monde WRC pour cinq points après la faute de Solberg

Cinquième de la finale en Sardaigne, le Gallois a résisté au retour du vainqueur Oliver Solberg, sorti de la piste dans l’avant-dernier virage de la dernière spéciale.

Kader Mansouri Par Kader Mansouri
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Elfyn Evans champion du monde WRC pour cinq points après la faute de Solberg
Photo d’illustration. Une voiture de rallye en pleine course sur une route asphaltée au milieu d’une forêt dense.

Elfyn Evans est devenu champion du monde WRC pour la première fois dimanche 4 octobre 2026, à l’issue de la finale disputée en Sardaigne. Le Gallois a décroché le titre pour cinq points, sans remporter cette dernière manche de la saison.

Evans a terminé cinquième sur les routes sardes, tandis qu’Oliver Solberg a gagné le rallye. Leur duel s’est décidé dans l’avant-dernier virage de la 17e et dernière spéciale, lorsque le Suédois est sorti de la piste et a laissé échapper les points bonus qui lui auraient permis de prendre la tête du championnat.

Cette finale a ainsi consacré deux pilotes différents. Solberg s’est imposé en Sardaigne, mais Evans a remporté le championnat grâce à son avance construite au fil de la saison. La dernière spéciale devait déterminer si cette avance résisterait aux derniers points encore en jeu.

Une cinquième place suffisante pour rester en tête

Evans abordait la finale à la première place du championnat. Il n’avait donc pas besoin de gagner le rallye pour être sacré. Son objectif consistait à conserver suffisamment de points d’avance sur Solberg après l’attribution de tous les points de la manche, y compris les bonus de l’ultime spéciale.

Sa cinquième place a rempli cette condition avec une marge étroite. franceinfo indique que le Gallois a terminé le championnat avec cinq points d’avance sur Solberg. Cet écart correspond au classement mondial final, et non à la différence séparant les deux hommes dans le rallye.

Le résultat de la manche rend la nuance essentielle. Solberg a pris la première place en Sardaigne alors qu’Evans a terminé quatre rangs derrière lui. Mais les points obtenus pendant la finale s’ajoutaient à ceux déjà engrangés durant la saison. Le succès du Suédois réduisait donc son retard sans lui assurer automatiquement le titre.

Evans restait toutefois vulnérable au départ de la dernière spéciale. Sa position dans le rallye ne lui garantissait pas encore la couronne, car Solberg pouvait ajouter des points bonus à sa victoire. La Power Stage attribuait un bonus aux cinq meilleurs chronos, et la performance des deux prétendants dans cet ultime exercice devait encore faire évoluer leur classement mondial.

Le Gallois a ainsi dû attendre l’arrivée de son rival. Sa cinquième place lui permettait de limiter les risques dans la manche, mais elle laissait à Solberg une dernière possibilité de le dépasser. La finale ne se résumait plus à l’ordre d’arrivée du rallye. Elle dépendait du chrono réalisé dans les derniers kilomètres de la saison.

Voiture de rallye grise roulant à vive allure sur un chemin de terre et de gravier.
Photo d’illustration. Une voiture de course engagée sur une piste de gravier lors d’une épreuve de rallye automobile. Source : Pexels. Photographe : Hobi Photography. Licence Pexels.

Solberg perd le titre dans l’avant-dernier virage

Oliver Solberg avait maintenu la pression en remportant le rallye de Sardaigne. Au départ de la 17e spéciale, il pouvait encore transformer cette victoire en titre mondial grâce aux points bonus. Sa remontée au championnat l’avait placé en situation de menacer Evans jusqu’aux derniers instants.

Le Suédois améliorait les chronos intermédiaires de son adversaire lorsqu’il a commis une erreur dans l’avant-dernier virage. Sa sortie de piste lui a fait perdre les bonus nécessaires pour passer devant Evans. Le Figaro rapporte qu’il se dirigeait alors vers un résultat susceptible de lui donner l’avantage dans leur duel.

L’incident n’a pas retiré à Solberg sa victoire en Sardaigne. Son avance acquise pendant le rallye était suffisante pour conserver la première place de la manche. En revanche, le temps perdu l’a privé des points supplémentaires dont il avait besoin au championnat. Evans est donc resté en tête malgré son cinquième rang.

Les conséquences de la faute se sont limitées au classement mondial, mais elles ont été décisives. Solberg a conclu la finale en vainqueur et la saison en deuxième position. Evans, moins rapide sur cette manche, a conservé le bénéfice de son avance antérieure. Les cinq points séparant finalement les deux pilotes montrent combien le résultat de la dernière spéciale pesait sur l’attribution de la couronne.

La sortie de piste a mis fin au dernier scénario permettant au Suédois de renverser le championnat. Une fois les bonus abandonnés, aucune autre spéciale ne restait à parcourir. La cinquième place d’Evans suffisait alors à valider son premier titre mondial.

Evans succède à Sébastien Ogier

Ce premier sacre marque un passage de témoin au sommet du Rallye mondial. Elfyn Evans succède à Sébastien Ogier, champion du monde à neuf reprises. Le Français avait lui-même évoqué les doutes qui accompagnaient sa quête d’un titre mondial, un rappel des exigences propres à une saison disputée au plus haut niveau.

Ogier a également occupé une place notable dans le classement de la finale, sans participer au duel décisif pour la couronne. Le Français a terminé deuxième du rallye de Sardaigne, derrière Solberg. Evans, son successeur au palmarès mondial, s’est classé cinquième.

La dernière manche a donc produit trois résultats majeurs. Solberg a remporté le rallye, Ogier a pris la deuxième place et Evans a décroché la récompense principale de la saison. Le podium sarde n’a pas reproduit la hiérarchie finale du championnat, car chacun arrivait avec un total de points différent.

Pour Evans, la dernière spéciale a mis un terme à une attente prolongée jusqu’au passage de Solberg dans l’avant-dernier virage. Le Gallois n’avait pas besoin de remporter la finale, mais il devait rester devant son rival une fois tous les bonus distribués. Avec cinq points d’avance au classement final, il a ajouté pour la première fois son nom au palmarès mondial du WRC.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Hobi Photography. Licence Pexels.

Kader Mansouri

Compétitions, performances et culture sportive

Kader Mansouri

Kader Mansouri a grandi à Toulouse entre un terrain de rugby et un gymnase de handball, et a longtemps été éducateur sportif dans une association de quartier. Il écrit pour 360sport sur le rugby, le handball, l'athlétisme et le football, avec une attention particulière aux clubs formateurs et aux sportifs qui mènent leur carrière en parallèle d'un emploi. Il préfère raconter une saison entière plutôt qu'un résultat isolé. Il court le 10 km de sa ville chaque automne avec ses anciens licenciés.