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Bénin à Buenos Aires : une préparation chahutée avant les adieux de Messi à l’Argentine

Vol de 23 heures, joueurs absents et hôtel mal équipé : au 4 octobre 2026, la presse décrivait un séjour compliqué pour le Bénin, deux jours avant le dernier match de Messi sous le maillot argentin.

Kader Mansouri Par Kader Mansouri
4 min de lecture
Bénin à Buenos Aires : une préparation chahutée avant les adieux de Messi à l’Argentine
Avant les adieux de Messi, la préparation chahutée de la sélection a débuté par 23 heures de voyage en classe économique, selon Mégasport.

En bref

  • Cette rencontre devait être la dernière de Lionel Messi sous le maillot de l’Albiceleste.
  • RMC Sport, qui s’appuie là encore sur Mégasport, recense l’absence d’eau chaude, un sauna en panne, une partie des équipements qui n’était pas parvenue à destination et des conditions de travail guère idéales.
  • Le contraste est donc net, au 4 octobre 2026, entre une soirée d’hommage annoncée par la Fédération argentine et des conditions de séjour que la presse décrit comme bien éloignées du confort attendu.

Le 4 octobre 2026, RMC Sport et Le Figaro décrivaient une préparation chahutée pour la sélection du Bénin, arrivée à Buenos Aires afin d’y défier l’Argentine le mardi 6 octobre, au Monumental. Cette rencontre devait être la dernière de Lionel Messi sous le maillot de l’Albiceleste. Le récit qui suit s’en tient à ce que les deux médias rapportaient ce jour-là, deux jours avant le match, sans présumer ni de son déroulement ni de son issue.

Un précédent burkinabè qui a donné le ton

Le contexte immédiat pesait sur ce rendez-vous. Durant la nuit ayant précédé la publication des deux articles, l’Argentine avait dominé le Burkina Faso (7-0). D’après RMC Sport, l’écart de niveau face à des Étalons alignant un groupe U23 s’est doublé d’une grande fatigue : les Burkinabè, immobilisés au Maroc faute de transporteur, ont atterri en Argentine cinq heures seulement avant le coup d’envoi.

Le Figaro précise que cette sélection, privée de plusieurs cadres, a dû s’appuyer sur ces jeunes joueurs, eux-mêmes débarqués à peine trois heures avant la partie. Le quotidien résume le moment par une formule : mieux vaut, ces temps-ci, ne pas être le prochain adversaire de l’Albiceleste. RMC Sport observe de son côté que plusieurs équipes opposées à l’Argentine traversent des préparations pour le moins ardues.

Vingt-trois heures de vol et des absents trois jours avant

Le déplacement des Guépards, nom sous lequel les deux articles désignent la sélection béninoise, a été éprouvant. Mégasport, repris par Le Figaro, indique que la délégation a effectué un trajet de 23 heures, installée en classe économique. Pendant ce voyage, l’analyste vidéo Jonas Bidé a été pris d’un vertige suivi d’une perte de connaissance.

Le groupe n’était pas complet non plus. À 72 heures de la rencontre, trois joueurs n’avaient pas encore rejoint leurs coéquipiers :

  • Junior Olaitan, qui évolue à Besiktas ;
  • Charlemagne Azongnitodé, du TPS ;
  • Saïd Ngobi, du VPS.

Un hôtel et des infrastructures en deçà des attentes

Dans la capitale argentine, les Béninois ont enchaîné les contrariétés matérielles. RMC Sport, qui s’appuie là encore sur Mégasport, recense l’absence d’eau chaude, un sauna en panne, une partie des équipements qui n’était pas parvenue à destination et des conditions de travail guère idéales. Les séances ont lieu sur une pelouse synthétique, et la salle de remise en forme, précise le site, ne correspond pas aux besoins d’un groupe de professionnels.

Ballon de football noir et blanc posé dans l'herbe d'un terrain, éclairé par le soleil
Séances sur pelouse synthétique et salle exiguë : la presse a jugé loin d’être idéale la préparation chahutée de la sélection. Photo : AnnRos / Pixabay

Le Figaro dresse un tableau voisin avec ses propres mots. Il parle d’équipements inutilisables, d’un terrain d’entraînement en synthétique mal adapté et d’une salle exiguë, qu’il juge minuscule. Les deux récits ne se recoupent donc pas à la lettre sur l’équipement, l’un évoquant une livraison incomplète, l’autre un matériel hors service. Ils s’accordent en revanche sur l’essentiel : des conditions de préparation loin d’être idéales.

Un retour au calme, mais une préparation écourtée

Les deux médias ne tirent pas la même conclusion. RMC Sport conclut que la situation s’est finalement normalisée, deux jours avant l’affrontement, aussi bien sur le plan logistique que médical. Le Figaro juge que le climat semble effectivement apaisé, tout en estimant que la préparation béninoise n’en restera pas moins amputée, un handicap sérieux face à une sélection argentine déterminée à réussir cette soirée.

Les adieux de Messi en toile de fond

L’enjeu dépassait la seule logistique. Selon RMC Sport, ce mardi 6 octobre s’annonçait comme un jour important au Monumental, car la rencontre serait la dernière de la carrière internationale du joueur, champion du monde 2022 et huit fois Ballon d’or. Le 31 août, Messi avait pourtant annoncé la fin de sa carrière en sélection, dans la foulée de la défaite argentine en finale du Mondial 2026 et de la mort de son père, Jorge Messi, début août. Sur son parcours, 360sport.fr avait consacré, en décembre 2021, un article à Lionel Messi et son Ballon d’or.

La Fédération argentine a également annoncé qu’elle voulait honorer sa légende à l’occasion de ce duel. Son président, Claudio Tapia, a précisé que tous les champions du monde 2022 étaient conviés à l’accompagner avec leurs familles lors de cette rencontre, qu’il annonçait inoubliable, d’après RMC Sport.

Dans les titres associés à son article, RMC Sport relève aussi que les Béninois se disaient ravis de participer à ce dernier match de Messi avec l’Argentine. Le contraste est donc net, au 4 octobre 2026, entre une soirée d’hommage annoncée par la Fédération argentine et des conditions de séjour que la presse décrit comme bien éloignées du confort attendu.

Photo : ClickerHappy / Pixabay

Kader Mansouri

Compétitions, performances et culture sportive

Kader Mansouri

Kader Mansouri a grandi à Toulouse entre un terrain de rugby et un gymnase de handball, et a longtemps été éducateur sportif dans une association de quartier. Il écrit pour 360sport sur le rugby, le handball, l'athlétisme et le football, avec une attention particulière aux clubs formateurs et aux sportifs qui mènent leur carrière en parallèle d'un emploi. Il préfère raconter une saison entière plutôt qu'un résultat isolé. Il court le 10 km de sa ville chaque automne avec ses anciens licenciés.